François Béranger - Paris-Lumière

En 1975, sur l'album "L'alternative", François Béranger chante "Paris-Lumière". 19 minutes d'angoisse urbaine conclues par un regard (très) désabusé sur l'importance de la musique en concert. Le folk de l'auteur se fond à merveille dans le rock progressif écrit par le guitariste Jean-Pierre Alarcen, avec un solo furieux et majestueux à 10 min. L'excellent Gérard Cohen à la basse apporte le groove apte à propulser le morceau (écoutez ses lignes à 14 min tandis que ses comparses s'amusent en ouvrant le coffre à jouets musicaux).

Les paroles sont superbes. Elles ne démarrent en pratique qu'à partir de 7 min 30 s (nous sommes bien sur le terrain de jeu du rock progressif). Je vous invite à les lire (elle sont sous la vidéo Youtube) tant elles restent fraîches 40 ans après.




"Ça s'appelle Paris Lumière
Ça agonise comme Venise
"Sous les ponts de Paris
Coule la Seine"... et la merde
Nous nous sommes les produits
D'une de ces saloperies
Où l'un est l'ennemi de l'autre
Retranché aveugle et muet
Chacun fait sa propre geôle
Dans un désert surpeuplé
Des millions de morts s'agitent
Dans un flot d'indifférence
Tu me croises je te croise
Et vite nos regards s'évitent
On se frôle par accident
C'est la décharge électrique"

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